Depuis des décennies, la sécurité est la priorité des constructeurs automobiles. Elle englobe non seulement les systèmes d’assistance au freinage, les ceintures, les zones de déformation ou les airbags, mais aussi un groupe motopropulseur fiable. Un de ses éléments discrets mais essentiels est le joint de transmission.

Les joints homocinétiques conditionnent la sécurité, le confort et même la capacité de déplacement d’un véhicule. S’ils sont défectueux, la conduite devient quasi irréalisable.

Comment détecter une panne imminente ?

Les joints transmettent correctement le couple de la boîte aux roues. On distingue deux types de joints de demi‑arbre : non homocinétiques et homocinétiques (dits aussi synchrones). Ces derniers assurent la transmission du couple sans variation de vitesse angulaire entre les arbres liés.

Plus la voiture tourne souvent, plus ces pièces s’usent rapidement. Contrairement aux idées reçues, l’usure n’est pas réservée à la conduite agressive : manœuvres de stationnement, demi‑tours roues braquées à fond ou circulation urbaine dense sollicitent naturellement les joints.

Causes et mécanismes d’usure

Les joints s’usent en usage normal, surtout en ville, avec ses nombreux virages et manœuvres. Les départs brusques aux feux accélèrent l’usure. Le choix des pneus joue aussi : outre leur qualité, leur adhérence influence la répartition des charges et peut user les joints plus vite si elle est trop élevée.

Ignorer les symptômes : un risque majeur

Au‑delà des frais de réparation, il y a un réel danger de collision. Symptômes d’un joint usé ou endommagé :

  • Claquement au démarrage.
  • Bruits inhabituels à l’accélération, surtout roues braquées.

Dans ces cas, il faut remplacer les joints externes et internes, voire la demi‑arbre complète.